Le secteur social et médico-social est en crise.
Mal payés, oubliés du Ségur, les professionnels souffrent d’une précarité grandissante renforcée par l’inflation galopante.
Prime Ségur pour toutes et tous
Ultra féminisés, les métiers du soin et du lien (à 80 % exercés par des femmes) sont indispensables, mais toujours très dévalorisés.
Des études montrent le déclassement de ces filières et la nécessité de les revaloriser, notamment dans le respect des principes d’égalité Femmes – Hommes.
Les professionnels et la CGT ont multiplié les mobilisations et interpellations pour obtenir l’extension du Ségur à l’ensemble des professionnels du soin et du lien, sans distinction de fonction ou de métiers. Or, l’exclusion de certaines fonctions demeure : Personnel administratif, technique, Assistants Familiaux…
Nous réclamons une revalorisation et la reconnaissance pour le secteur social, médico-social, enfance, insertion, accueil… pour toutes et tous.
Précarisation grandissante
Le déclassement et les bas niveaux de salaires ont une double conséquence : Une précarité de plus en plus prégnante ET une baisse d’attractivité des métiers.
Le service public comme le secteur associatif peine à recruter et peu à peu les métiers perdent en attractivité. Les conditions de travail sont devenues déplorables : le manque de moyens financiers se cumule au manque de moyens humains. La charge de travail est exponentielle, et les missions sont de moins en moins réalisables.
Inexorablement, le travail sous tension, dans l’urgence et sans moyens dégrade la qualité de l’accompagnement socio-éducatif. Les agents publics ne peuvent plus produire la politique sociale et éducative à hauteur des besoins de la population, haute en exigence, et indispensable pour la cohésion sociale et l’avenir de notre société.
Pour garantir un service public de qualité, il y a urgence à rendre attractif les métiers et à renforcer les moyens pour les exercer :
- Attribution du Ségur pour toutes et tous,
- Revalorisation salariale pour ces filières fortement féminisées,
- Remise à niveau des moyens humains,
- Renforcement des moyens et dispositifs (service de proximité, bureau, flotte automobile, dispositifs d’aides etc.),
- Reconnaissance des professionnels dans leur expertise métier,
- Priorisation de l’approche qualitative et de la relation humaine adaptée,
- Ouverture d’établissements, de places d’accueil, de dispositifs de soutiens permettant une réelle politique de prévention et d’accompagnement.
