1er MAI EN DANGER : VICTOIRE !
article actualisé le 14.04.2026
Une mobilisation express et réactive a permis de faire reculer le gouvernement dans sa volonté de s’attaquer au 1er mai.
La CGT remercie les dizaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées en urgence pour interpeller les députés et signer la pétition que nous avons relayée.
Grâce à la mobilisation, le gouvernement a renoncé à convoquer la commission mixte paritaire prévue ce mardi 14 avril, et à passer en force pour s’attaquer à ce jour férié unique et historique.
Cette victoire est le fruit de la mobilisation collective, merci à toutes et à tous.
Au delà de cette préservation de nos droits, nous restons déterminés à conquérir des avancées, notamment en manifestant le 1er mai !
MANIFESTATION
Vendredi 1er mai 2026 à 14 H
Départ Place de la République PARIS
Pour rappel ci-dessous l’article mis en ligne en urgence le 10 avril suite au projet gouvernemental et sa manœuvre visant à passer en force pour une mise en œuvre dès le 1er mai 2026.
Le 1er mai, jour historiquement férié et chômé, symbole des luttes et des conquêtes sociales est menacé dès 2026 !
Une PÉTITION en ligne est à signer massivement.
Explications…
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS on est obligatoirement payés quand même.
Il existe déjà des dérogations à ce principe.
Certains secteurs sont déjà amenés à devoir travailler parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter même une journée : hôpitaux, énergie, ambulances… Dans notre collectivité cela concerne déjà un certain nombre de professionnels (MEY, CMP, Meulière, assistants familiaux…).
Cette dérogation existe également pour les artisans commerçants qui ont le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai à la seule condition de ne pas faire travailler de salarié ce jour-là.
Le gouvernement veut étendre les possibilités de dérogation et fragiliser ainsi gravement le 1er mai.
Une proposition de loi prévoit d’étendre les dérogations :
- aux établissements de l’artisanat alimentaire (boulangerie, boucherie, traiteurs…)
- aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs, mais aussi supermarché)
- aux établissement qui vendent « notamment » des fleurs (fleuristes, animalerie, gros commerces…)
- aux établissements culturels (musées, cinémas, commerces culturels, lieux de spectacles…)
La proposition de loi prévoit que cela se fasse au « volontariat » pour les salariés… Nous connaissons cette douce musique du « volontariat » qui se transforme au réel en contrainte de fait. Un contrat de travail établit un lien de subordination des salariés à l’employeur, le principe du « volontariat » sur ce sujet ne correspond absolument pas à la réalité du monde du travail.
Nous l’avons bien vu lors de l’extension des possibilités de travail le dimanche…
Le gouvernement veut passer en force et en urgence pour une application dès le 1er mai 2026.
Vendredi 10 avril, la proposition de loi devait être débattue à l’Assemblée nationale. Au lieu de cela, les députés du parti présidentiel ont choisi d’empêcher le débat en déposant en dernière minute une motion de rejet tactique sur leur propre texte ! Ce tour de passe-passe anti-démocratique a été soutenu par les députés macronistes, de droite et d’extrême droite. Seuls les députés de gauches, écologistes et du Modem ont voté Contre. Ce « rejet tactique » a été adopté d’une courte majorité, ce qui a empêché tout débat démocratique, et renvoi l’examen du texte en commission parlementaire mixte afin selon le gouvernement de « permettre son adoption avant le 1er-Mai prochain« .
Cette méthode constitue un déni démocratique grave et un mépris manifeste à l’égard de tous le salariés .
Cette proposition de loi vise à banaliser le travail le 1er mai au bénéfice des grands groupes et au détriment des salariés.
Il nous faut agir en urgence pour la sauvegarde de notre 1er mai
UNE PÉTITION est à signer massivement et en urgence :
Pétition · Non au passage en force sur le 1er mai ! – France · Change.org
LA MANIFESTATION du 1er mai 2026 prend une dimension particulière, nous vous invitons à nous y retrouver nombreux dans la rue.
Vendredi 1er mai 2026 – 14 h Place de la République
